Qui suis-je?                                         Presse-références-extrait

Coplume, pour moi, par un jeu d'étymologie très fantaisiste, signifie écrire avec...

 

J'aime écrire, j'aime écouter les gens parler, j'aime les histoires.

 

Au cours de ma vie, j’ai pratiqué l'écriture par plaisir, mais aussi pour des raisons professionnelles et dans mes engagements de la vie associative. Produire tous types d’écrits, du CV à la lettre d’amour, en passant par la biographie, est pour moi un challenge passionnant.

 

A la suite d'une formation d'écrivain public, j'ai décidé de prêter ma plume à tous ceux qui n'aiment pas écrire, qui n’en ont pas envie, ou qui se sentent démunis devant une feuille blanche.

 

Je peux travailler par courriel, et par téléphone pour une partie si nous sommes trop éloignés géographiquement. Je peux aussi travailler chez vous ; je dispose également  d'un bureau mobile. Nous pouvons aussi nous rencontrer dans un lieu public : bibliothèque, café tranquille, salon de thé...

 

 clik-clik : parlons-en!

 

Bien sûr toute action d’écriture se déroule dans la plus grande confidentialité.

 

Je me réserve le droit de refuser une mission qui serait contraire à mon éthique, à la déontologie du métier d'écrivain public, ou qui ne respecterait pas les règles européennes du droit.

 

 

presse

L'Est Républicain
Doubs-Haut Doubs
Doubs - 24 heures Doubs, mardi 31 juillet 2012, p. Doubs2
Economie et Finance Commerce et service


D'autres vies que la sienne
Catherine CHAILLET
L'ÉCRITURE suit Martine Tatu-
Verdot comme une ombre, du Festival
des mots d'amour, qu'elle a initié à
Baume-les-Dames, au Groupe Argos,
qu'elle a présidé. Elle a collecté, mis
en scène les mots en lettres, en
images, en déclarations. Aujourd'hui,
elle met l'écriture en lumière.
« Je donnais à l'occasion un coup de
main pour rédiger une lettre de
motivation, un courrier plus
personnel. Là, j'ai décidé de suivre
une formation par l'intermédiaire du
CNED, pour m'installer sous le statut
d'auto-entrepreneur. » Formation à la
conduite d'entretiens, éclairages sur
les méandres des administrations, jeux
d'écriture, l'expérience et la maturité
comptent bien autant que les recettes.
« J'écris à la demande, certes, des
documents administratifs, mais j'aide
aussi à la réécriture de travaux
d'étudiants, à la rédaction de CV,
etc. »
Pourtant, la véritable envie de
Martine Tatu-Verdot, c'est raconter
les histoires de familles, les parcours
d'entreprises. « Les familles sont de
plus en plus éparses, la mémoire y
circule difficilement, or elle façonne
des racines essentielles dans la
construction de chacun. Trop souvent,
les gens pensent que leur histoire est
banale, mais elle étaye la famille.
D'autant que les personnes les plus
âgées ont vécu des bouleversements
importants, ils ont connu la guerre, ils
ont connu une vie sans téléphone... »
« Lever des secrets, dénouer des
tensions »
C'est vrai, les raisons de consigner
des bribes de vie ne manquent pas, de
la construction d'une maison à la
naissance d'un enfant, la disparition
d'un proche, un déménagement, il y a
des moments clefs dans la vie, dont
on peut avoir envie de garder une
trace. « On me demande un récit à
l'occasion d'un anniversaire, par
exemple. Les mots peuvent lever des
secrets, dénouer des tensions,
permettre aux uns et aux autres
d'avoir un point de vue. »
Martine Tatu-Verdot travaille au
domicile de ses clients, ou dans la
quiétude d'un salon de thé. Elle peut
aussi mettre à leur disposition, si le
travail est plus long, son bureau
mobile, une caravane aménagée pour
préserver l'intimité et la
confidentialité des choses dites, avant
de les agencer en textes, livrés sur
papier ou sur CD, petits morceaux de
soi, bribes de choix, à distribuer aux
siens.

Renseignements et tarifs sur
www.coplume.com

références

Extrait d’un récit de vie

 

 

 

(…)L’eau nous fascinait mon frère et moi. Pour la pêche et pour la beauté. Nos yeux bleus courraient rêveurs vers l’amont de la rivière, porteur de pêches insolites et miraculeuses, d’ombles chevalier, de poissons-chats géants ou d’un silure grand comme un homme.

Un quignon de pain, avec un poisson mal grillé sur la solitude des berges, nous rendaient follement heureux et libres…


Et nous laissaient échapper aux violences familiales

.

Au mois d’août il y a la manne. Un peu avant le quinze, sur les bords de Saône. Un évènement naturel rare. C’est un spectacle qui ne s’oublie pas. Le pêcheur qui n’a pas vu ça n’a rien vu. Les autres non plus. Le soir à la tombée de la nuit se produit une éclosion simultanée d’éphémères, de millions d’insectes blancs qui volètent maladroitement en nuage jusqu’à la surface de l’eau. Les rives sont habitées de ce mouvement. D’un coup on ne voit plus rien. On ne voit plus loin. Que du blanc tout autour ! On vit dans un nuage de papillons blancs, prisonnier d’un mouvement soyeux, si soyeux. Nos joues, nos cils, nos cheveux sont caressés par ce frôlement, par ces baisers de papillons multiples. Cette douceur caresse le silence aussi.


Puis un petit flottement dans l’air réveille ce mouvement blanc dans un bruissement céleste. Le reste du monde n’existe plus tant on est enserrés dans ce temps de blancheur et de légèreté. C’est comme si c’était le mariage du ciel et de l’eau, une noce fébrile et douce à laquelle seraient convoqués ces éphémères comme témoins de la beauté du monde. Noce qui voit partir en quelques minutes ce vol magnifique, qui tombe en flocons tournoyants à la surface d’une eau qui blanchit, mouvante et vivante.


Mon frère et moi, nous étions saouls de ce mouvement blanc quand on l’a vu pour la première fois ; on est resté silencieux, piégés par la beauté, muets, avec ces papillons blancs posés encore sur nos cheveux…

Le ver rose et tremblant, que nos lignes pouvaient proposer aux poissons les jours suivants, ne les intéressaient plus tant ils s’étaient gavés, la gueule au ras de l’eau, de cette manne providentielle. 

Et nous, gavés de beauté, nous fixions l’onde, absents, perdus dans ces visions partagées qui nous aidaient à vivre. (…)

 

Janvier 2013

 

 

 

 

 

 

Je ne trempe pas ma plume

dans un encrier, mais

dans la vie.

 

 

Blaise Cendrars

 

 

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